Si le plus gros du travail recherche à s’en affranchir par l’augmentation du Potentiel de Transmission (PdT) des reproducteurs, cette variabilité présente un aspect vertueux essentiel. C’est grâce à elle que la nature peut parfois gratifier l’éleveur d’un produit aux qualités particulières, inattendues, voir d’un produit qui surclasse en tout point ses propres géniteurs. La judicieuse exploitation de cette vertu est la véritable source de progrès dans l’amélioration de l’espèce en général et des races en particulier.
Le clonage, qui, par essence, prétend reproduire le vivant à l’identique menace cet aspect essentiel du travail d’élevage, favorise l’appauvrissement biologique, et devrait, à mon sens, être rangé au côté des manipulations génétiques dans le dangereux attirail des apprentis sorciers.
« Une certaine ressemblance nous approche de l’espèce mais trop de ressemblance nous en éloigne, le clone est le trou noir de l’espèce ». Leibnitz
Combattre la variabilité, afin de produire une proportion toujours plus grande de chevaux de qualité répondant à un standard donné, tout en tirant partie des écarts favorables dont elle nous gratifie ; cette pratique paradoxale bien assimilée fait de l’éleveur ce qu’on pourrait appeler, non sans humour, un schizophrène raisonné.
* La déclaration universelle des droits de l’animal proclamée le 15 octobre1978 par la Ligue Française des Droits de l’Animal se fonde sur l’unicité du vivant et considère que la coexistence entre les espèces implique la reconnaissance par l’espèce humaine du droit à l’existence des autres espèces animales. Elle qualifie de génocide tout acte ou décision compromettant la survie d’une espèce animale.
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